PANATTA au FITEX Paris : dans les coulisses d'un reportage sous haute tension musculaire

PANATTA au FITEX Paris : dans les coulisses d'un reportage sous haute tension musculaire

Fin juin 2026, le FITEX Paris ouvrait ses portes à Paris Expo Porte de Versailles pour trois jours dédiés au fitness, au bien-être et au sport-santé. Plus de 16 000 visiteurs, 159 marques, 142 exposants : la référence francophone du secteur, et cette année, un nouveau format encore plus ambitieux. Au milieu de cette effervescence, j'ai eu la chance de réaliser le reportage photo du stand PANATTA, l'un des grands noms italiens de l'équipement de musculation. Une après-midi entière, appareil en main, au cœur d'un des espaces les plus vivants du salon. Retour sur une prestation qui restera parmi mes plus belles expériences de l'année.

PANATTA : une histoire italienne devenue une success story mondiale

Avant de vous parler de la journée en elle-même, il me semble important de resituer qui est PANATTA, tant la marque incarne à elle seule six décennies d'histoire du fitness.

Tout commence dans les Marches, en Italie, il y a plus de 60 ans, avec la passion d'un homme : Rudy Panatta, culturiste en quête de machines plus performantes pour des entraînements plus efficaces. De cette exigence personnelle naît une entreprise familiale qui deviendra, au fil des décennies, l'une des marques les plus respectées au monde dans le secteur de la musculation et du bodybuilding.

Ce qui distingue PANATTA depuis toujours, c'est son engagement absolu pour le Made in Italy : la seule entreprise du secteur à maîtriser l'intégralité du cycle de production, de la conception à la finition, au sein de ses propres ateliers situés à Apiro, dans la province de Macerata. Plus de 20 000 m² de bâtiments, un showroom de 1 800 m² où l'on peut tester plus de 400 machines, un département mécanique équipé de robots de soudage tridimensionnels : l'excellence artisanale rencontre ici une vraie exigence industrielle.

Et les chiffres parlent d'eux-mêmes. En 2024, PANATTA affichait une croissance de +33 % de son chiffre d'affaires consolidé, exportant 76 % de sa production vers 109 pays, des États-Unis au Golfe en passant par la Corée du Sud. Une entreprise familiale devenue un acteur mondial incontournable, tout en gardant ses racines profondément italiennes.

Cette dimension internationale, je l'ai ressentie concrètement pendant ma prestation : les directives du shooting m'étaient données en direct par la Directrice Marketing du groupe, basée en Italie. Un joli symbole de ce que représente aujourd'hui la marque, une entreprise ancrée dans son territoire des Marches, mais qui pilote sa communication à l'échelle mondiale, jonglant avec les fuseaux horaires, les équipes et les événements sur plusieurs continents.

PANATTA cultive aussi des liens forts avec les légendes du bodybuilding. La marque est aujourd'hui partenaire de multiples éditions de l'Arnold Sports Festival à travers le monde, et l'on croise régulièrement à ses côtés des figures historiques du muscle comme Ronnie Coleman ou Phil Heath. Quant à Arnold Schwarzenegger lui-même, la complicité avec la marque italienne dépasse le simple partenariat commercial : les deux partagent depuis des décennies la même passion pour l'entraînement et la biomécanique, une proximité qui en dit long sur la crédibilité de PANATTA dans le milieu de la musculation professionnelle.

Une après-midi sous tension, entre influenceurs et foule en délire

Sur le stand PANATTA du FITEX, l'ambiance n'avait rien d'un salon professionnel classique. Toute l'après-midi, plusieurs influenceurs fitness de renom se sont succédé pour animer l'espace, s'entraîner sur les machines et échanger avec le public. Parmi eux, Tibo InShape, dont la présence a immédiatement électrisé les allées, ESSAN NC, très suivi sur les réseaux pour son univers musculation, ou encore Yarishna, athlète IFBB Pro portoricaine devenue une véritable icône outre-Atlantique et aujourd'hui ambassadrice de la marque aux côtés d'autres figures internationales du fitness féminin.

Ma mission : capter tout cela en images, dans un contexte où il fallait composer avec une densité de public impressionnante. Dès qu'un influenceur apparaissait sur le stand, la foule se pressait pour un selfie, un mot, une photo souvenir. Il fallait donc à la fois documenter l'ambiance générale, saisir des portraits nets et posés des ambassadeurs, et rester suffisamment discret pour ne pas perturber ces instants spontanés avec le public. Un exercice d'équilibriste entre proximité et discrétion, entre spontanéité et rigueur technique, le tout pendant plusieurs heures sans temps mort.

Le choix du matériel : polyvalence et discrétion avant tout

Pour une prestation de ce type, le choix du matériel n'est jamais anodin. J'avais opté pour une combinaison précise : le Leica SL3-S et le SL3, montés respectivement avec le 24-90mm et le 50mm Summilux M, complétés par un Leica Q3 pour les prises de vue les plus discrètes.

Le duo SL3-S et SL3 s'est révélé idéal pour ce type d'environnement. Ces boîtiers offrent une autofocus rapide et fiable, essentielle pour suivre des sujets en mouvement permanent dans une foule dense, sans jamais rater l'instant décisif d'une interaction entre un influenceur et un fan. Le 24-90mm apportait la polyvalence nécessaire pour passer en une fraction de seconde d'un plan large montrant l'ambiance du stand à un cadrage plus serré sur un visage ou un geste. De son côté, le 50mm Summilux M, avec son ouverture lumineuse, m'a permis de détacher les sujets du fond souvent chargé d'un salon professionnel, tout en conservant ce rendu si caractéristique de l'optique M, à la fois doux et incisif.

Le Q3, glissé discrètement à l'épaule, jouait un rôle complémentaire essentiel : capter les moments volés, les réactions du public, les scènes qui se jouent en périphérie du cadre principal, sans attirer l'attention. Sa discrétion et sa réactivité en font un compagnon précieux lorsqu'il s'agit de saisir l'instant sans le trahir par une présence trop imposante.

Cette organisation, deux boîtiers professionnels pour le cœur de la prestation et un compact haut de gamme pour la spontanéité, m'a permis de couvrir l'intégralité de l'après-midi sans jamais être pris au dépourvu, que ce soit pour un portrait posé ou une scène de foule captée sur le vif.

Le culte du corps, miroir d'une époque en quête de sens

Passer une après-midi entière au cœur d'un salon comme le FITEX, c'est aussi observer de près une culture particulière : celle du corps, du muscle, de la performance physique affichée. Sur ces stands, chacun montre ce qu'il a construit à force d'entraînement, de discipline et de rigueur alimentaire. On y célèbre la force, la définition musculaire, l'esthétique du corps travaillé.

Mais réduire cet univers à un simple concours de muscles serait passer à côté de l'essentiel. Derrière cette mise en scène de la performance physique se cache une quête beaucoup plus profonde : celle de la santé, du bien-être, de la longévité. Prendre soin de son corps, c'est avant tout se donner les moyens de vivre plus longtemps, en meilleure forme, avec une meilleure qualité de vie. C'est une démarche de prévention autant que d'esthétique.

Et cette question résonne particulièrement fort avec notre époque. Nous vivons aujourd'hui dans un monde où tout est fait pour que nous bougions le moins possible. Le travail se fait assis, les courses arrivent directement chez nous, les loisirs se consomment depuis un canapé, et nos écrans captent une part toujours plus grande de notre attention et de notre temps. La sédentarité est devenue, presque sans que l'on s'en rende compte, la norme d'une grande partie de notre quotidien.

Dans ce contexte, des lieux comme le FITEX et des marques comme PANATTA jouent un rôle qui dépasse largement le commerce d'équipements sportifs. Ils rappellent, avec force et énergie, que le mouvement est un besoin fondamental, que prendre soin de son corps n'est pas une option mais une nécessité, et que derrière chaque muscle dessiné se cache souvent une véritable hygiène de vie, faite de discipline, de régularité et de respect de soi. Documenter cette ambiance, c'est aussi documenter un contre-courant salutaire face à une époque qui nous éloigne, chaque jour un peu plus, du mouvement naturel.

Une aventure qui continue

Cette prestation pour PANATTA restera l'une de mes plus belles expériences de reportage. L'énergie du stand, l'enthousiasme du public, la présence des influenceurs, la richesse de l'histoire de cette marque italienne devenue mondiale : tout s'est réuni pour faire de cette après-midi un moment intense et particulièrement gratifiant à photographier.

Et l'aventure ne s'arrête pas là. À l'issue de cette collaboration, PANATTA m'a proposé de venir visiter ses usines en Italie, au cœur des Marches, là où naissent chaque année des milliers de machines entièrement conçues et fabriquées sur place. Une invitation que j'ai évidemment acceptée avec un immense plaisir, tant l'envie de découvrir les coulisses de cette fabrication Made in Italy est grande.

J'ai hâte de poursuivre cette collaboration, de capter de nouvelles salles équipées par la marque, de nouveaux événements, de nouveaux visages. Cette aventure avec PANATTA ne fait, je crois, que commencer.